A 50 km au sud-ouest de Florence, la petite ville médiévale de Volterra a longtemps été le principal centre mondial de production et de travail de l’albâtre. Dès l’époque étrusque cette roche tendre était activement exploitée pour l’art funéraire. A la fin du siècle dernier on comptait environ 800 personnes dans l’artisanat de l’albâtre, qui était travaillé dans une quarantaine d’ateliers locaux ou exporté en blocs par le port de Livourne : tout voyageur en Italie se devait alors de ramener un souvenir en albâtre, vase, reproduction de la Tour de Pise ou de statues classiques. Cette tradition de sculpture artisanale persiste encore, quoiqu’à moindre échelle.
Lors de notre visite en mai
1996, nous nous proposions de visiter les carrières en vue de
comprendre les
conditions de gisement, sur lesquelles nous avions quelques
renseignements peu
crédibles. En fait, dans toutes les localités
productrices de la région, nous
n’avons trouvé que des carrières abandonnées et
souvent rebouchées : les
importations d’albâtre d’Espagne en sont la cause. Ce n’est
qu’après des
recherches plus poussées que nous avons pu localiser quelques
carrières, non
signalées jusqu’ici, dont l’activité montre une certaine
reprise.
Le nom d’albâtre provient du
grec ‘alabastron, lui même issu de l’Egyptien
‘a-la-baste (vase de la déesse
Bastet) : c’est en Egypte en effet que l’albâtre calcaire
a
servi, dès la Première Dynastie, à la sculpture et
à la confection de vases, en
particulier de vases à parfum car selon Pline, l’albâtre
protégeait les parfums
de la corruption. Cependant l’albâtre d’Egypte ou albâtre
oriental est un
calcaire translucide, provenant de dépôts d’eau douce
(dans les cavernes ou à
l’émergence de sources chaudes) ; il était produit
dans les fissures du
calcaire nummulitique du Djebel Mokattam près du Caire, à
Beni Suef et à
Hat-Nub près de Tell el Amarna. Il est préférable,
pour éviter toute confusion,
de classer l’albâtre calcaire parmi les onyx calcaires. Autre
confusion, la
« Côte d’Albâtre » en Seine Maritime
correspond en fait à des
falaises de Craie.
L’albâtre gypseux
ou alabastrite (que nous appellerons simplement albâtre)
est une roche
blanche ou translucide, formée de petits cristaux de gypse. Il
ressemble
superficiellement aux marbres blancs les plus purs ; on l’en
distingue
facilement par sa faible dureté (il se raye à l’ongle) et
le peu de réaction
avec l’acide chlorhydrique dilué à froid. Il se sculpte
facilement avec des
outils à bois et doit être poli avec précaution,
sans que l’on puisse atteindre
le poli brillant. C’est une roche très fragile, à ne
jamais exposer aux
intempéries : le gypse se dissout lentement dans l’eau, et
perd sa
transparence par l’effet de la chaleur. Nous avons mentionné son
emploi en
dallages dans les palais minoens de Crète (La Mausolée,
octobre 1994).
En France, Motinot a signalé
plusieurs gisements d’albâtre dans des exploitations de
gypse : Auriol
(Bouches-du-Rhône), Cuers (Var), Orchamps et Salins (Jura),
Cudane (Doubs),
Vizille (Isère), Léomont et Montcel (Meurthe), Anet et
Carnetin près de Lagny
(Marne), butte Montmartre à Paris, L’Ile-Adam, Vaux et Grisy
(Val d’Oise). Dans
l’Eglise de Brou à Bourg-en-Bresse, le remarquable retable
sculpté de près de 6
m de haut proviendrait de la région de
Poligny/Berzé-la-Ville (Saône et Loire).
Actuellement l’exploitation de gypses du Trias par la
société Placoplâtre à
St-Jean-de-Maurienne, fournit encore de temps à autre des blocs
d’albâtre (1); de cette carrière proviennent sans doute
les sculptures de la
cathédrale et du cloître de cette ville. Les grandes
périodes de dépôt de gypse
sont dans nos régions le Trias supérieur, l’Eocène
supérieur du bassin de Paris
et le Miocène supérieur de la Méditerranée
(Messinien).
1 - Le gypse et ses
variétés
Le gypse est un sulfate de
calcium hydraté (CaSO4, 2H2O), de faible
dureté (1,5 à 2)
et densité (2,314 à 2,328), facilement clivable
(feuillets de SO4
séparés par une couche d’eau). La solubilité dans
l’eau est de 2,4 g/l à 0°C,
et atteint un maximum de 2,5 g/l à 37°C. Les affleurements
de gypses sont
souvent accompagnés de dissolutions karstiques produisant des
dolines
spectaculaires, par exemple au col du Galibier et au lac du Montcenis.
En
présence de matière organique, comme en Sicile, le gypse
se décompose en
calcite et soufre.
Les cristaux en « fer
de lance » peuvent atteindre une grande taille, de plusieurs
décimètres à
plusieurs mètres, formant une roche transparente appelée sélénite.
Plus
souvent le gypse se trouve en grains de plusieurs millimètres (gypsarénites) ;
dans certains cas (île de Zante) les bancs comportent des grains
grossiers à la
base et plus fins vers le haut, montrant qu’il y a eu transport sous
l’eau.
Dans d’autres cas les grains de petite taille ont été
accumulés sous forme de
dunes éoliennes. On distingue aussi des variétés
formées de lamines, alternant
avec des pélites ou des calcaires, appelées marmara
ou balatino.
L’albâtre est une
variété microcristalline, formée de grains de
moins de 50 µm, à contours mal
définis et à extinction onduleuse, ou bien à
contours engrenés. Souvent des cristaux
de célestite (SrSO4) en rosette ou en éventail
lui sont associés. On
distingue diverses variétés selon la couleur :
l’albâtre translucide ou scaglione,
l’albâtre blanc (non translucide), le gris homogène (bardiglio),
le gris
veiné (striato) ;l’albâtre est parfois
naturellement coloré en
jaune ou en brun, toutefois les vives couleurs des objets artisanaux
proviennent de teintures.
On connaît également le gypse
fibreux, remplissant des filonets dans des argiles au voisinage de
dépôts
de gypse, et les roses des sables, cristallisées
à l’intérieur des dunes
à partir de nappes phréatiques séléniteuses
(région d’El Oued en Algérie).
La bassanite est un
demi-hydrate (CaSO4, ½ H2O), rare dans la
nature, mais
produit en abondance dans la fabrication du plâtre : il
suffit pour cela
de chauffer le gypse à plus de 75-80°C, une partie de l’eau
est évacuée, les
cristaux se craquellent, il reste finalement un demi-hydrate
pulvérulent. Dans
les fours à plâtre, la température est
portée à 110-130°C, on produit ainsi le
demi-hydrate b, constituant des plâtres ordinaires.
Si par contre la cuisson est
faite à l’autoclave sous pression de vapeur d’eau, il se forme
le demi-hydrate a, qui produit des plâtres à
très haute résistance.
L’anhydrite (CaSO4)
est la forme anhydre du sulfate de calcium, plus dure et plus dense que
le
gypse, elle est produite par une cuisson entre 180 et 600°C. Dans
la nature
elle se rencontre rarement en surface (à l’exception des zones
polaires et de
zones désertiques : nous en avons observé dans le
sud de l’Iran au fond de
ravins à érosion active), mais c’est la forme normale du
sulfate de calcium en
profondeur : une couche de gypse recouverte de sédiments se
transforme en
anhydrite vers 600-900 m de profondeur. Lorsqu’elle se retrouve
ramenée vers la
surface par l’érosion, l’anhydrite reprend la forme de gypse
vers 550 m de
profondeur, en augmentant de volume, il subsiste parfois des nodules
d’anhydrite non transformée.
Le gypse se forme habituellement par évaporation de l’eau de mer dans des lagunes peu profondes ; si l’évaporation se poursuit, on a précipitation de chlorure de sodium, puis de chlorures de magnésium et de potassium. Si la température dépasse 42°C, ce n’est plus le gypse mais l’anhydrite qui est stable à pression normale : effectivement on a observé sa formation sous forme de nodules à l’intérieur des sédiments dans les vasières périodiquement émergées du Golfe Persique.
2 - Les carrières de la région de
Volterra
Fig. 1 - Le bassin messinien autour
de Volterra
Les gypses et albâtres se trouvent dans le bassin post-tectonique messinien (Miocène supérieur), qui repose en discordance sur un ensemble de nappes mésozoïques de l’Apennin.
Le Messinien débute par un conglomérat de base, suivi d’argiles lacustres, puis de la série évaporitique : il s’agit de marnes, argiles et sables intercalés de couches de gypse et de sel gemme (ce dernier est exploité par injection d’eau dans des forages à Salina di Volterra). La série se termine par un nouveau conglomérat, surmonté par le Pliocène sur lequel est construite la ville de Volterra.
Castellina Marittima : cette localité située à 22 km à l’ouest de Volterra fournissait la variété la plus appréciée, appelée scaglione, très transparente et sans défauts. L’entrée de grandes carrières souterraines se trouve au fond d’un vallon en contrebas du village de Pomaia ; elles ont été fermées il y a quatre ans seulement, et des grilles en interdisent l’accès. J’ai eu la chance de rencontrer un ancien mineur, qui m’a fourni de précieuses indications. La galerie principale d’enfonce en forte pente vers l’ouest, elle est équipée de wagonnets et d’un treuil encore visibles. Une centaine d’ouvriers y travaillait au début du siècle ; dans les dernières années, un mineur extrayait environ 10 tonnes d’albâtre par mois, abattant le gypse au marteau-piqueur jusqu’à rencontrer les boules d’albâtre ; il y avait quatre bancs de gypse de 4 à 6 m d’épaisseur.
Une ancienne carrière de gypse à ciel ouvert sur la rive gauche du vallon permet heureusement d’examiner la série gypsifère ; on y extrayait le gypse pour une cimenterie. On y voit trois bancs de gypse, recoupés par quelques failles transverses. Les travaux d’exploitation ont découvert tout un réseau de galeries étrusques, de 2 m de large sur 1,6 m de hauteur : ces galeries, creusées au pic, sont tortueuses, et montrent des boules d’albâtre incomplètement dégagées, ainsi que les empreintes des boules extraites. Nous ignorons si un relevé de ces galeries a été fait par les archéologues ; il serait dommage qu’elles ne soient pas étudiées, car la carrière doit être reprise prochainement par une société allemande en vue de la fabrication de placoplâtre.
Les photos montrent clairement que les boules, dont le diamètre va de 0,4 à 2 m, se trouvent à l’intérieur de bancs de gypse à gros grain, à lamines gris sale ; ces lamines sont repoussées par la croissance des boules, dont la périphérie montre des bourgeonnements caractéristiques d’une cristallisation par accrétion.
Au sud-ouest de Volterra, à 2,7 km de la station ferroviaire de Val Cecina, la carrière de Faltona est en cours de préparation : la découverture a été préparée avec d’assez gros moyens, une station de concassage est en cours de construction pour l’exploitation du gypse. Les bancs de gypse, peu épais et contenant des boules d’albâtre gris de faible diamètre, se trouvent dans une série argileuse et conglomératique, affectée par une forte discordance interne.
Au sud de Volterra, la région de Pomarance était une localité classique de production d’albâtre, citée par plusieurs auteurs. Nous n’y avons trouvé aucune carrière active ; on observe près du village de Libiano des emplacements de carrières superficielles, toutes abandonnées, laissant un paysage bouleversé, parsemé de petites marres, ou bien elles ont été rebouchées et remises en culture.
Nous avons fini par trouver à l’est de Volterra la seule carrière active, dont le propriétaire, qui dirige un atelier en ville, ne souhaitait pas nous indiquer les coordonnées. Il s’agit de la carrière de Cipollone, dans la région de Torricella. La carrière se trouve dans la pente d’un plateau sur lequel on remarque des affleurements de gypse grenu et de sélénite ; la carrière même montre essentiellement des argiles, dans lesquelles sont emballées des boules isolées d’albâtre. C’est probablement à partir de gisements de cette sorte qu’est née la légende de boules d’albâtre croissant dans des argiles, avec des galeries tortueuses recherchant au hasard les boules. En fait il s’agit d’argiles glissées sur le versant, entraînant en un mélange chaotique des blocs de gypse et d’albâtre dans la pente : le gisement réel se trouve sur le plateau, où il n’est pas exploité !
Finalement les localités classiques de l’albâtre de Volterra ont été presque abandonnées, non pas par épuisement mais sous la pression des mouvements écologistes et de la concurrence espagnole (qui provient de la vallée de l’Ebre au sud-est de Saragosse, et que nous espérons visiter bientôt).

Fig.
2 - Carrière de gypse de Pomaia : les couches de gypse gris, qui
contiennent les boules d'albâtre, sont perforées par un
réseau de galeries creusées par les Etrusques

Fig. 3 - Carrière de Pomaia,
nodules blancs d'albâtre repoussant les couches de gypse impur,
et entrée de galerie étrusque à droite
Fig. 4 - Boule d'albâtre de 1,1 m
de diamètre extraite de la carrière de Pomaia, noter
l'aspect bourgeonnant de la surface

Fig. 5 - Début de la formation
des nodules d'albâtre dans les gypses lités impurs ; on
remarque les couches repoussées par la croissance des nodules.
Ancienne carrière de Faltona

Fig. 6 - Bloc de gypse grenu,
craquelé en surface par le chauffage du soleil (Faltona) ;
l'albâtre microcristallin ne semble pas aussi sensible au soleil

Fig. 7 - Bloc de gypse
sélénite à grands cristaux en
fer de lance (Cipollone)
3 - Le musée étrusque de Volterra
Les populations étrusques seraient venues de Lydie (en Turquie actuelle) selon Hérodote, sous la conduite de leur chef Tyrrhénos, dont le nom a été transformé par les latins pour nommer ces peuples Etrusci ou Tusci (d’où la Toscane). Selon Denys d’Halicarnasse ce seraient au contraire des populations autochtones. Leur écriture, connue par une dizaine de milliers de courtes inscriptions, possède un alphabet dérivé du grec, donc facile à lire, mais le vocabulaire, qui ne se relie à aucune langue connue, reste en grande partie indéchiffré. La civilisation étrusque se développa depuis le VIIIe siècle jusqu’à l’annexion par Rome vers -350, à la suite d’alliances malheureuses avec Carthage. Une de ses particularités les mieux connues est la construction de nécropoles souterraines, enfermant des urnes funéraires et des sarcophages, sans doute réservés aux familles aristocratiques, ainsi que des vases attiques ; ces tombeaux ont été activement fouillés, légalement ou non, depuis le XVIIIe siècle.
Le musée
Guarnacci, consacré aux antiquités
étrusques de la région de Volterra, expose une
intéressante collection d’urnes
et de sarcophages. Les plus anciens sarcophages datent du IVe
siècle, déjà une
époque de décadence ; ils sont en
« tuf », en réalité un
calcaire tendre provenant de Pignano. Les III et IIe siècles
(époque
hellénistique) voient l’apogée des sarcophages
d’albâtre, sculptés de manière
assez réaliste, avec cependant des têtes
disproportionnées par rapport aux
corps ; ils étaient peints, semble-t-il, à
l’origine. La production se
poursuit pendant la période romaine, jusqu’au cous du Ier
siècle avant J.C.
Notons que la conservation de sculptures en albâtre
réclame des circonstances
exceptionnelles, car s’il y a circulation d’eau dans les tombes
l’albâtre est
dissous et disparaît.

Fig.
8 - Tombeau étrusque au musée Guarnacci de Volterra
Fig. 9 - Gisant de sarcophage
étrusque (ib.)
Fig. 10 - Autre gisant de sarcophage
4 - Le
travail actuel
dans les ateliers
Nous avons visité à Volterra l’atelier et le magasin de vente des établissements Bianchi. Les boules réceptionnées de la carrière ou importées d’Espagne sont débitées à la scie à ruban et poncées sur des ponceuses à bande ou des lapidaires. Les objets sont sculptés manuellement, ou tournés sur d’anciens tours : tournage avec des outils à main entre pointes, tournage « en l’air » après fixation sur un plateau, ou reproduction en série par des tours à copier.
Les objets sont rendus
plus attractifs pour les
touristes par passage dans un bain de teinture d’aniline, qui peut
durer
plusieurs jours car la pénétration du colorant est lente,
exception faite des
fractures. Après séchage, les objets en plusieurs parties
sont assemblés par
collage. Comme l’albâtre ne peut être poli jusqu’au
degré « brillant »,
on employait autrefois le blanc de baleine pour les lustrer ;
actuellement
la plupart des articles sont recouverts d’un vernis synthétique
par
pulvérisation (il s’agit souvent d’un vernis polyester), puis
séchés à basse
température (pas plus de 40°C).

Fig.
11 - Ponceuse à bande dans l'atelier Bianchi
Fig. 12 - Tour à copier,
atelier Bianchi
Fig. 13 - Objets décoratifs
fabriqués par la maison Bianchi

Fig. 14 - Vase sculpté, maison
Bianchi
5 -
Conclusion
Les carrières de Volterra avaient presque totalement cessé leur activité il y a quelques années, sous la pression des importations espagnoles et des écologistes. On note toutefois une tentative de reprise d’activité à Faltona, où toutefois le gisement ne nous semble pas très favorable. Il est regrettable que la plus belle variété, le scaglione de Castellina, soit abandonné alors que le gisement n’est certainement pas épuisé.
L’albâtre se forme par recristallisation à l’intérieur de bancs de gypse : il débute par la formation d’un nodule, qui s’accroît par sa périphérie en repoussant les couches de gypse. La boule montre une surface bourgeonnante en chou-fleur, s’accroissant par couches concentriques, jusqu’à atteindre une taille de plus d’un mètre de diamètre. Cette recristallisation produit une épuration du gypse, les impuretés d’argile ou de matière organique sont rejetées. Nous ignorons encore si cette cristallisation se produit à partie de gypse, où à partir d’anhydrite au cours de la transformation anhydrite-gypse pendant l’érosion.
En tous cas nous réfutons l’idée selon laquelle les boules d’albâtre se forment dans des argiles : lorsqu’on trouve des boules englobées dans des masses argileuses, il s’agit de glissements de terrain sur les versants (les frane des géologues italiens) à partir d’un gisement de gypse.
Références
Holliday D.W.,
1970, The petrology of secondary gypsum rock, a review, J. of
Sedimentary
Petrology, 46 /2, p. 734-744
Motinot R., sans date, Onyx, Le
Mausolée
Tucker M.E., 1981, Sedimentary
petrology, an introduction, Blackwell
Rouchy J.M., 1982, La genèse des
évaporites
messiniennes de Méditerranée, Mémoires du
Muséum d’Histoire Naturelle, n°50,
Paris.
Note 1 : une visite plus récente de la carrière de St-Jean-de-Maurienne nous a montré qu’il ne s’agissait pas d’albâtre, mais de nodules d’anhydrite. C’est en fait le gypse grenu qui est employé en sculpture. Il conviendrait en conséquence de vérifier la nature des sculptures signalées en albâtre, en particulier le retable de Brou.